Les VBTP sont arrivés à Valcartier

Larger image Une équipe du 12 RBC, en compagnie des responsables du projet à Ottawa, a procédé à une petite cérémonie pour l’accueil des VBTP à l’unité. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Ça y est! Le moment tant attendu par le personnel de la Base Valcartier, plus précisément par celui du 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC), est arrivé. La nouvelle acquisition de l’Armée canadienne (AC), le véhicule blindé tactique de patrouille (VBTP), est maintenant dans les lignes de l’unité.

Tel que précisé par le major Jérôme Duguay, membre du soutien logistique intégré - systèmes du Bureau de gestion de projet du VBTP à Ottawa, un total de 129 VBTP devraient être livrés à la 2eDivision du Canada (2 Div CA) d’ici mars 2017. C’est environ un quart de la production totale. Rappelons qu’en 2012, le gouvernement du Canada a attribué un contrat évalué à 603,3 millions de dollars à la firme Textron Systems Canada pour la fourniture de 500 VBTP à l’AC.

Sur la Base Valcartier, 27 véhicules seront entreposés dans un tout nouveau bâtiment situé derrière le Centre d’instruction de la 2 Div CA. Soixante-quatorze VBTP logeront dans un autre hangar flambant neuf, voisin des garages abritant les véhicules blindés légers derrière le bâtiment 324.

Quatre variantes du véhicule seront utilisées : le VBTP utilitaire général avec tourelle, la version utilitaire général sans tourelle, le VBTP de reconnaissance avec tourelle et la version de reconnaissance sans tourelle. Dans le VBTP de reconnaissance, un siège est retiré de l’habitacle afin de faire place à une plus grosse batterie. Elle permet une plus grande autonomie pour opérer les systèmes électroniques propres à la tâche. 

De la relève pour le Coyote

Même s’ils sont attachés au Coyote, les militaires du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) ont bien hâte de travailler avec le nouveau venu. Cette toute nouvelle génération de véhicule de combat à roues est dotée de la plus récente technologie pour s’acquitter d’un large éventail de tâches sur le champ de bataille : surveillance, sécurité, commandement et contrôle, de même que transport de marchandises et de personnel. Il offre par ailleurs un niveau de protection très élevé.

Parmi ses caractéristiques novatrices, le système d’arme télécommandé est probablement celui qui impressionne le plus, comme l’affirme un chef d’équipage du 12 RBC, le caporal-chef Jocelyn Éthier. Doté à la fois d’un lance-grenades automatique de 40 mm et d’une mitrailleuse polyvalente C6, il permet à l’équipage de viser et de faire feu depuis l’intérieur du véhicule. Ses capacités d’observation permettent aux équipages de voir jusqu’à une distance de 10 000 mètres, et ce, de jour comme de nuit grâce à l’option thermale. 

«Ce nouveau système d’optique procure une meilleure acquisition de cible et facilite grandement notre travail. C’est plus facile de trouver l’ennemi. Tous les candidats qui sont allés au cours d’instructeur à Gagetown sont revenus très impressionnés», raconte le commandant de l’escadron D du 12 RBC et responsable de l’entraînement sur les VBTP au 5 GBMC, major Manuel Pelletier-Bédard.

En outre, le VBPT est très mobile. Sur ses quatre roues, il peut traîner son poids de 18 597 kilogrammes sur de très longues distances, peu importe le type de route et de terrain. Bref, ce nouveau véhicule représente une excellente monnaie d’échange contre un Coyote vieillissant.

Mission entraînement

Au mois d’août dernier, une quinzaine de membres du 5 GBMC se sont rendus à la base de Gagetown pour acquérir des notions de base sur les VBTP : la conduite sur les différents terrains, le maniement du système d’arme, et l’entretien du véhicule et des armes.

Dès le 23 novembre, ces 15 membres, avec l’aide du personnel d’Ottawa responsable du projet et des instructeurs de Textron, formeront d’autres membres à Valcartier. Chapeautés par le 12 RBC, 35 cours seront donnés, ce qui occupera un total de 600 personnes en 12 mois.

«C’est super excitant de commencer ce nouveau défi pour l’unité et la brigade dès cet automne. Plus tôt on aura du monde formé, plus il y aura d’opérateurs et plus tôt on pourra se concentrer sur l’entraînement collectif», laisse savoir le Maj Pelletier-Bédard.

L’objectif visé est que tous les instructeurs soient prêts à opérer le véhicule pour l’année de montée en puissance qui débutera l’été prochain.

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