Programme intégré de la performance : Diminuer les risques de blessures et outiller pour plus de performance

Larger image Avant l’entraînement et l’éducation, les moniteurs du CP&S font passer une série de tests qui évaluent la mobilité, le contrôle moteur et le patron fonctionnel des militaires. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Qui dit nouvelle année dit nouvelle résolution. Eh bien, l’équipe du conditionnement physique et sport (CP&S) des Programmes de soutien du personnel (PSP) en a toute une. Grâce au nouveau Programme intégré de la performance, en vigueur pour un an depuis le début du mois de janvier, ils vont s’efforcer de réduire le nombre de militaires inaptes au combat.

Cette initiative locale vise à diminuer le taux de militaires inaptes et à amener un changement de culture d’entraînement à long terme. La gestionnaire du CP&S par intérim, Johanne Morin, précise que 34 % des militaires ne sont pas disponibles pour les opérations. Le projet pilote a vu le jour à la suite d’une demande faite par l’ancien commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées Est, brigadier-général à la retraite Stéphane Lafaut.   

«On veut outiller les gens pour qu’ils s’entraînent intelligemment et qu’ils possèdent les ressources et les connaissances personnelles pour devenir des leaders en entraînement pour la suite de leur carrière», énonce Mme Morin, qui insiste sur l’aspect éducatif du programme.  

Une série de tests

Pour cette première année du programme, les moniteurs CP&S travaillent avec les membres du 5eRégiment du génie de combat (5 RGC). Ils les entraîneront et leur donneront les meilleurs outils pour atteindre un niveau supérieur de forme physique.

La première étape du programme s’est déroulée le 8 décembre, dans l’enceinte du 5 RGC. Près de 500 personnes ont été évaluées par l’équipe du CP&S par le biais d’une série de sept tests de mouvements fonctionnels. Effectués au temps zéro, après six mois et à la fin de l’année, ces tests dressent un portrait de la progression des militaires et aident à les aiguiller dans leur entraînement individuel et collectif. Deux premiers tests évaluent la mobilité, deux autres calculent le contrôle moteur, et les autres le patron fonctionnel.

«Si une personne bouge bien, qu’elle n’a pas de limitations dans sa flexibilité et sa mobilité, les risques de blessures à l’entraînement sont limités», précise Johanne Morin. 

Cette série de tests jauge la forme physique des militaires sur une échelle de 21 points. Chaque évaluation vaut trois points. Une personne en bonne condition physique devrait obtenir un minimum de 14 points. Si elle obtient un score inférieur à cela, elle est immédiatement prise en charge par la cellule de conditionnement physique adapté. En effet, un résultat insuffisant peut être causé par une vieille blessure ou être un signe que la personne testée est à risque de blessure. Après les tests, un algorithme calcule le pointage et chacun obtient un diagnostic. 

Cette phase laisse ensuite place à l’entraînement et à l’éducation. À long terme, l’objectif est de faire passer chaque unité par le processus du Programme intégré de la performance.

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