La météo : aspect essentiel aux opérations

Larger image Bien installé à son poste, un membre du personnel météo du 430 ETAH observe le développement de la tempête du 14 et 15 mars derniers. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Il est 8 heures. Des membres du personnel du 430e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH) se rejoignent dans la salle de réunion du deuxième étage pour le briefing matinal. Première étape : la présentation de la météo, un aspect primordial au déroulement des opérations.

Dès lors, le personnel de la météo présente les informations cruciales à la planification des vols : plafond de vol, givrage possible des appareils, turbulences à prévoir, vitesse, direction des vents et autres.

Pour se préparer à ces réunions quotidiennes, les responsables de la météo du 430 ETAH commencent leur journée à 6 h 30. Ils récoltent les données accumulées depuis la veille par les instruments de mesure météorologique de la station automatique de la Base Valcartier.

Un système international

Au 430 ETAH, comme partout dans le monde, le personnel de la météo est branché à un système qui transmet des données à toutes les stations météorologiques du globe. À l’aide de graphiques et de techniques développées au fil du temps, il est possible de connaître les conditions météorologiques en temps réel, et ce, peu importe l’endroit sur la terre.

À Valcartier, entre 9 h et 16 h 30, la station est opérée en mode manuel. Cette façon de faire augmente la précision des informations. À chaque heure Zulu, l’heure universelle, une observation est effectuée. Ces observations, qu’on appelle METAR, procurent aux autres stations des données météorologiques telles que la direction et la vitesse des vents, les conditions atmosphériques, la quantité des précipitations, le type de nuages et leur hauteur, la température, le point de rosée et la pression.

Grâce à ces METAR, les tours de contrôle sont en mesure de donner la situation en temps réel aux appareils qui s’apprêtent à décoller ou qui sont déjà en vol. Comme l’explique le superviseur de la station météorologique du 430 ETAH, sergent Patrice Tremblay, une observation plus globale est observée à toutes les six heures Zulu. Ce sont ces observations qui permettent de créer les cartes graphiques, qu’on peut voir dans les bulletins météo diffusés à la télévision par exemple.

Pour ne rien laisser au hasard, et avant tout pour la sécurité du personnel de l’aviation, les responsables de la météo peuvent être appelés à émettre des METAR spéciaux. Sgt Tremblay affirme que c’est le cas lorsque les conditions changent de façon dramatique. Ces observations spéciales indiquent souvent un changement de plafond, des précipitations à prévoir, des orages, de forts vents ou la réduction de la visibilité.

En plus d’effectuer des observations, le personnel de la météo s’affaire à présenter des prévisions. Grâce à la photo satellite, visuelle et infra rouge, ils peuvent voir la progression des systèmes et émettre des prédictions. Des radars installés dans d’autres stations sont aussi utilisés pour observer le déplacement des systèmes.

Comme le précise le Sgt Tremblay, la météo est un enjeu majeur pour tous les métiers des Forces armées canadiennes (FAC). Que ce soit l’aviation, la marine ou l’armée de terre, les décisions sont prises en fonction de la météo. C’est pour cette raison que des responsables météo sont en étroite communication avec les généraux quand vient le temps de planifier une action. Par exemple, si un épais brouillard se présente, les armes guidées au laser sont moins efficaces. Il faut donc user de stratégie pour trouver la meilleure solution.

Des mois de formation

Que ce soit au 430 ETAH ou ailleurs, quelqu’un qui désire faire carrière dans le domaine de la météo dans les FAC doit franchir quelques étapes avant d’y arriver.

Après la Qualification militaire de base, les intéressés doivent suivre un cours de six mois à Winnipeg. Les trois premiers mois sont consacrés à l’apprentissage des observations (METAR) et les suivants à la planification et à la livraison des briefings. Cette portion théorique de la formation est suivie par une autre période de six mois à Gagetown, axée cette fois sur la pratique. Les militaires sont ensuite affectés à une unité.

Après avoir acquis une certaine expérience dans le métier, il est possible d’ajouter à son bagage un autre cours de six mois portant sur les prévisions météorologiques. Passage obligé à Gagetown encore une fois.

Vous pouvez consulter les observations météo du 430 ETAH au lien suivant :http://met.forces.gc.ca/francais/airforce/1_wing/430_Squadron/

 

 

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