L’envers du décor de l’émission «Les Recrues» et sa suite…!

Larger image La série «Les Recrues» plonge les téléspectateurs au coeur du cours de Qualification militaire de base. Photo - Gracieuseté, Attraction images

Par Simon Leblanc, journal Adsum

En ondes depuis le 4 janvier, l’émission «Les Recrues» trône au sommet du palmarès des cotes d’écoute de «Z», chaîne de télévision québécoise à contenu varié. L’équipe d’Attraction images, maison de production, était de passage à la Base Valcartier pour tourner la suite de l’émission de téléréalité. L’Adsum en a profité pour s’entretenir avec l’équipe de tournage.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de la regarder, l’émission «Les Recrues» suit six recrues pendant les 12 semaines du cours Qualification militaire de base (QMB), donné à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ÉLRFC) de Saint-Jean-sur-Richelieu. Elle est réalisée par Olivier Languedoc et la production du contenu est assurée par Marie-Philippe Gilbert.

Pourquoi ce sujet? L’idée de base était de faire connaître davantage les Forces armées canadiennes (FAC) au Québec. «Il y a une belle vision des FAC du côté du Canada anglais. Pour nous, le but était d’entrer dans cet univers et de comprendre ce que c’est vraiment pour que les militaires du Québec soient respectés ici autant qu’ailleurs au pays», soutient Olivier Languedoc.

Les candidats vedettes de l’émission «Les Recrues» vivent l’une des expériences les plus exigeantes de leur vie sur les plans physique et mental. C’est cet aspect humain que M. Languedoc voulait surtout mettre en lumière, souhaitant créer un sentiment d’attachement chez les téléspectateurs.

Comme l’affirment Mme Gilbert et M. Languedoc, les commentaires positifs ont été nombreux sur «Les Recrues». Le public était content d’avoir un accès privilégié à cet univers méconnu. La série d’émissions a également permis aux familles de comprendre ce que leur enfant vit en se lançant dans cette aventure. L’émission pourrait même servir à convaincre ou à dissuader d’éventuels candidats à l’enrôlement.

Découverte d’un univers fantastique

Olivier Languedoc et Marie-Philippe Gilbert affirment avoir découvert un univers fantastique en côtoyant de si près le monde militaire à l’ÉLRFC de Saint-Jean-sur-Richelieu. L’expérience leur a permis de mieux connaître les personnes derrière l’uniforme. Ils ont donc eu envie de poursuivre l’aventure en continuant de filmer des candidats de l’émission «Les Recrues», maintenant rendus à la Base Valcartier pour leur cours de fantassin PP1, donné par la compagnie A du Centre d’instruction de la 2e Division du Canada. Ils se sont donc lancés, cet hiver, dans le tournage d’une deuxième série en suivant un peloton de futurs soldats d’infanterie.

«Ce qu’on veut, c’est faire partie de l’aventure et s’adapter à eux», explique Mme Gilbert. Pour y arriver, l’équipe d’Attraction images a dû établir un lien de confiance avec les futurs fantassins.

Et c’est cet esprit que veut donner à l’émission l’équipe de tournage : «On base notre show sur l’humain, ce qui, je pense, fait en sorte qu’il se démarque et que la réception du public est plus grande. C’est l’essence du travail qu’on fait», témoigne Marie-Philippe Gilbert. 

Les membres de l’équipe disent avoir été étonnés de l’intensité des entraînements. Ils ont également trouvé intéressant d’observer l’évolution des candidats, du statut de civil à celui de militaire, et de militaire à guerrier. «Dans la prochaine série, au lieu de se demander qui va rester jusqu’au bout et de voir les candidats se transformer, on voudra savoir qui va abandonner et ce qu’ont en commun ceux qui passent au travers de cette épreuve. L’optique change», note Olivier Languedoc. 

Des conditions de tournage exceptionnelles

Bien qu’elle ne subisse pas le même sort que les candidats, l’équipe de tournage doit tout de même s’atteler quand vient le temps de tourner dans ces conditions intenses.

S’il a été relativement facile de s’adapter à la situation pendant la première saison, qui a été tournée en plein été et dans un environnement confortable, il en est allé autrement pour la suite.

«C’est rare qu’on tourne en hiver et dans ce genre de conditions», indique M. Languedoc, citant en exemple les journées qui commencent très tôt et se terminent tard. De plus, comme Mme Gilbert l’explique, c’est le genre de tournage qu’il est difficile de planifier avec précision, étant donné que la caméra suit les protagonistes dans un contexte réel. Ainsi doivent-ils souvent réagir rapidement lorsqu’ils veulent capter une scène imprévue. La formation de ces soldats est propice aux scènes d’action et aux réactions intenses. Pour l’équipe d’Attraction images, c’est une bonne indication que le public sera de nouveau rivé à l’écran pour suivre les péripéties de ces guerriers en devenir lors la diffusion de cette suite à l’émission «Les recrues».

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