De nouveaux maîtres en insertion héliportée au 3 R22eR

Larger image L’insertion en vol stationnaire à basse altitude était l’une des trois méthodes d’insertion héliportée apprises dans le cadre du cours. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Au loin, les hélices d’un CH-146 Griffon fendent l’air. L’appareil du 430e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH) s’approche d’une maison située dans le Camp Dubé. Les fantassins du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) qui sont à bord sautent sur le toit. Ils viennent d’effectuer une insertion en vol stationnaire à basse altitude dans le cadre du cours de maître en insertion héliportée.

Au cours des dernières semaines, 16 candidats du 5 GBMC sont passés par une foule d’évaluations portant sur les différentes techniques d’insertion et d’extraction en hélicoptère. Leur but : devenir maître en insertion héliportée. Comme l’affirme le commandant adjoint du cours, adjudant Patrick Murphy, c’était la première fois que le cours était donné entièrement au sein du 5 GBMC.

Débuté le 24 avril, le cours d’une durée de 14 jours s’est conclu le 16 juin. L’opération LENTUS 17-03 n’a pas épargné les futurs instructeurs en insertion héliportée. Au nombre de 24 au départ, seulement 16 ont pu conclure le cours. Ces «survivants» sont passés par trois étapes : la théorie, l’entraînement et les évaluations. Ces stades portaient sur des techniques cruciales à maîtriser pour trois méthodes d’insertion : le rappel, l’insertion en vol stationnaire à basse altitude (low over) et le largage par hélicoptère (helocast).

Pour le rappel, les fantassins devaient maîtriser l’insertion à l’aide d’une corde de 110 pieds dynamique. En ce qui concerne le low over, il fallait qu’ils puissent s’insérer dans une zone ou s’en extraire adéquatement pendant que l’hélicoptère faisait du sur place. Cette méthode est utilisée lorsque le site ne permet pas au CH-146 Griffon d’atterrir, par exemple en terrain marécageux, montagneux ou urbain. Finalement, le largage par hélicoptère en zone aquatique se fait au-dessus d’un point d’eau à une hauteur de 1,5 mètre et à une vitesse de 5 nœuds (9 km/h). Pour éviter les blessures, les soldats apprennent à sauter dans l’eau avec un angle de 45 degrés afin d’absorber l’impact par le dos. Seuls les éclaireurs-patrouilleurs, communément appelés «Pathfinders», sont habiletés à le faire à partir d’une hauteur de 6 mètres, de même que les plongeurs de combat. 

«C’est un cours qui est vraiment exigeant au niveau des évaluations. Les candidats doivent maîtriser plusieurs méthodes et sont mis à l’épreuve sur différentes facettes qui les poussent à se dépasser physiquement et mentalement», souligne l’Adj Murphy.

Très attentifs aux moindres détails, les fantassins qualifiés maîtres en insertion héliportée sont ensuite qualifiés comme instructeurs. C’est donc dire qu’ils peuvent passer le flambeau et enseigner les manœuvres et les techniques apprises au cours de ces 14 jours de cours.

Pour le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, ces nouvelles qualifications veulent dire que la brigade accroît ses capacités opérationnelles pour les opérations héliportées.

Évidemment, cela aurait été impossible sans la précieuse collaboration du 430 ETAH. L’Adj Murphy est d’ailleurs très reconnaissant de cet excellent appui : «On utilise souvent le 430 ETAH pour diverses raisons. Ça nous permet de créer une bonne relation et ainsi d’avoir accès aux hélicoptères lorsque nous en avons besoin.» 

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