2e Groupe de patrouille des Rangers canadiens : Édition faste pour le camp des Rangers juniors canadiens

Larger image Du 25 au 30 juin, pas moins de 238 jeunes autochtones étaient sur la Base Valcartier à l’occasion de la 23e édition du camp OKPIAPIK. Photo - Facebook 2 GPRC

Par Édouard Dufour. journal Adsum

Pas moins de 238 jeunes provenant de communautés autochtones de partout au pays se sont donné rendez-vous sur la Base Valcartier afin de vivre l’expérience unique du camp Okpiakpik. Des liens d’amitié durables se sont tissés lors de cette activité visant à promouvoir le dynamisme de la jeunesse autochtone.

Le camp, s’adressant aux jeunes de 13 à 18 ans, offrait plusieurs formules. Le niveau de base visait à initier les jeunes à la vie de groupe, tout en développant leur autonomie.

Le niveau avancé était axé sur le développement des aptitudes lors d’expéditions. Les jeunes de ce niveau ont participé à une excursion de trois jours combinant des activités de canoë, de vélo et de marche en forêt. 

Le niveau leadership, réservé aux plus vieux, visait quant à lui le développement des responsabilités de supervision des campeurs séniors envers leurs camarades.

Plusieurs des participants, quittant parfois pour la première fois leur communauté, ont relevé un défi d’immersion de taille en participant au camp.

«Certains ont des appréhensions au départ, mais ils n’abandonnent jamais. Les Rangers jouent aussi un rôle primordial pour l’intégration de ces jeunes lors de l’activité», explique le capitaine Hélène Saint-Louis, commandant du camp Okpiakpik.

Cette dernière ajoute que les 42 Rangers canadiens présents au camp sont «des personnes ressources essentielles» puisqu’ils proviennent des mêmes villages que ceux des jeunes campeurs, tout en maîtrisant «la langue et la culture des premières nations.»  

Le camp se donne aussi comme mission de développer l’art oratoire de ses campeurs. «Le brigadier-général Gosselin est venu visiter le camp et les jeunes étaient à l’aise de lui parler. Ils n’étaient pas intimidés par le grade de l’individu. On voit vraiment l’évolution de leur confiance de l’âge de 13 ans à 18 ans», stipule le Capt Saint-Louis.

Les organisateurs de l’activité expliquent que beaucoup de participants forgent des amitiés durables. «Ils deviennent tous amis ensemble et ont hâte de se revoir. Toute l’année, on voit des photos et des souvenirs du camp d’été se partager entre eux sur les réseaux sociaux», précise le Capt Saint-Louis.

Place aux femmes

Le Capt Hélène Saint-Louis est la première femme à prendre officiellement la tête du commandement du camp Okpiakpik, depuis la création de ce dernier, il y a 23 ans de cela.

«J’espère pouvoir montrer aux jeunes filles qui participent au camp qu’elles peuvent devenir des leaders dans leur communauté. On propage aussi à tous les jeunes, dans le cadre du camp, les messages d’équité entre les hommes et les femmes véhiculés par les Forces armées canadiennes», témoigne avec fierté le Capt Saint-Louis.

Cette militaire d’expérience a fait partie du mouvement des cadets, de 1980 à 1986, pour ensuite rejoindre les instructeurs de cadet. Le Capt Saint-Louis a aussi travaillé au sein d’une douzaine d’organisations avant de finalement revenir, en 2009, au 2e Groupe de patrouille des Rangers canadiens (2 GPRC).

Fait notable, plusieurs jeunes femmes participant au camp ont décroché les postes, convoités, de Ranger juniors cadres. «C’est un message d’espoir pour elles. Beaucoup de filles se sont démarquées cette année au niveau de leur implication », souligne le Capt Saint-Louis.

Dates historiques

Le camp s’est déroulé dans la foulée de plusieurs dates symboliques importantes pour le 2 GPRC et l’ensemble de la communauté militaire. En cette année du 150e anniversaire du Canada, les militaires peuvent aussi célébrer le 20e anniversaire du 2 GPRC, ainsi que les 70 ans d’existence des Rangers canadiens.

Les Rangers canadiens jouent un rôle de premier plan dans la défense de la souveraineté du Canada. Ils interviennent aussi lors d’interventions de recherche et de sauvetage en bravant d’intenses conditions climatiques propres au Grand Nord canadien.

«Ils connaissent le territoire, le terrain et le climat. C’est une ressource indispensable pour intervenir là où il ne serait pas rentable de mobiliser les Forces canadiennes», précise le capitaine Julie L. Pagé, officier d’information d’unité pour le 2 GPRC. 

Dans le cadre de l’exercice AQIKGIK, toutes les patrouilles de Rangers et de Rangers juniors du Canada ont été impliquées dans une traversée du Canada orchestrée par les membres du 2 GPRC.

Trente-six Rangers canadiens et 12 membres du 2 GPRC ont donc effectué une traversée en motoneige des 35 communautés où sont stationnées des patrouilles des Rangers.

 

 

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