Exercice LION INTRÉPIDE : au cœur de l’action

Larger image Les troupes ont rapidement lancé l’assaut contre les forces ennemies.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

Au total 32 sous-unités, des pelotons ou des troupes provenant des unités du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) comptant chacun entre 30 et 40 membres, se sont conformées à cet exercice de tir réel. Cet entraînement, réalisé de jour comme de nuit, visait à préparer les membres avant la tenue des exercices de compagnie qui auront lieu au cours de la présente année de montée en puissance.

Pour cette occasion, la mission du peloton du 3 R22eR, sous le commandement du major Vincent Lussier, consistait à neutraliser une dizaine d’ennemis protégeant ardemment des missiles antiaériens, armés d’AK-47 et disposant de missiles de type RPG. Dans ce scénario, cette attaque de peloton rapide a permis à des hélicoptères alliés d’insérer en toute sécurité des troupes, afin que celles-ci prennent le contrôle d’un pont d’importance stratégique situé en territoire ennemi. Une fois ce pont sous contrôle et hors de portée des forces de frappe de l’ennemi, le restant des forces alliées ont pu continuer leur progression en empruntant ce passage.

L’objectif du peloton était aussi de forcer l’ennemi à disperser ses forces en le déstabilisant par le biais d’un effet de surprise dévastateur. «Bien que l’objectif de l’exercice consiste à réaliser une attaque de peloton, nous incluons des petits imprévus qui exigent d’autres capacités», explique le major Joshua Robbins, coordonnateur de l’exercice. La présence d’un poste d’observation ennemi faisant feu sur le peloton, et ce, dès le début de l’exercice, est l’une des surprises que prévoyait ce dernier. Tout en tenant en compte des impératifs de sécurité, le peloton se devait alors de ne pas ralentir à outrance sa progression en raison de la présence de cette vigile ennemie.

Choix cruciaux

Pendant son cheminement vers la confrontation ultime avec l’ennemi, le peloton devait aussi croiser deux cabanes en bois. Une décision devait être prise afin de déterminer si ces cabanes devaient être sécurisées ou simplement ignorées. «Ces cabanes sont en fait des caches d’armes de l’ennemi qu’il est important de sécuriser», signale le Maj Robbins. Des cibles automatisées pouvaient aussi être actionnées à l’improviste pour surprendre les militaires prenant part à l’exercice.

Le peloton se devait aussi d’enjamber une rivière et d’emprunter le chemin accidenté d’une forêt opaque, dans l’optique de se rapprocher de l’ennemi sans éveiller ses soupçons. C’était donc sous le couvert verdoyant de la forêt que les militaires ont défait les forces ennemies situées près de deux maisonnettes. Les militaires ont ensuite essuyé une contre-attaque de l’ennemi, tout en assurant le transport par ambulance d’un blessé grave (fictif).

Sécurité omniprésente

«Tout le monde est relié par radio. Nous avons plusieurs évaluateurs en charge et deux ambulances prêtes à intervenir en cas de blessure réelle», précise le Maj Robbins concernant les nombreuses précautions se tramant parallèlement à la simulation. Une équipe de médecins et de techniciens médicaux était aussi postée en retrait. L’exercice s’est déroulé en territoire reculé pour éviter les accidents liés aux possibles ricochets de tirs.

Les aptitudes des techniciens médicaux de chacun des pelotons étaient mises à l’épreuve lors de la simulation. Pour ajouter au réalisme, les blessés provenaient d’autres unités et jouaient sans interruption leur rôle. Des communications radio simulant l’évolution des déplacements de l’ennemi et ceux des renforts étaient également maintenues. «Mon objectif est de fournir un champ de tir clef en main pour toutes les unités», conclut le Maj Robbins.

 

<< Back to home page