Cours de secourisme : l’adrénaline à son meilleur

Larger image Ce soldat a le pied salement amoché, mais n’ayez crainte, il s’agit d’un maquillage d’un réalisme saisissant.

Par Édouard Dufour, journal Adsum

Agir prestement et garder son sang-froid, afin d’éviter un sort funeste à des confrères et consœurs affligés de blessures graves. Voilà le mandat des 12 membres du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3R22eR) qui participaient au cours de Secourisme en situation de combat (SSC).

Cette formation a été réalisée à la mi-novembre, dans le cadre de la montée en puissance et de l’opération NABERIUS. Le cours était soigneusement préparé par près d’une dizaine d’instructeurs du peloton d’ambulance et de la compagnie médicale, appartenant à la 5e Ambulance de campagne (5 Amb C). Les participants devaient avoir préalablement suivi leur cours de Secourisme militaire général (SMG), avant d’entamer ce défi.

L’objectif de cette formation était de permettre aux membres de l’infanterie déployés en mission de faire face aux situations périlleuses, de niveau de risque deux sur une échelle en comptant quatre. Une formation théorique intensive dans les locaux souterrains du bunker de la Base Valcartier, ainsi que plusieurs jours de simulation au cœur du secteur d'entraînement 3A, étaient prévus. Tous les candidats ont réussi l’évaluation finale, au terme de ces deux semaines d’entraînement.

«Un véhicule rempli de blessés à soigner en urgence, l’explosion d’une mine faisant des blessés, une patrouille attaquée par l’ennemi et des accidents de véhicules sont tous des scénarios qui ont été élaborés par les instructeurs du cours de secourisme», mentionne le caporal-chef Élysa Harrison-Bouchard, coordonnatrice des soins tactiques pour la 5 Amb C. Elle ajoute que la demande pour cette formation est actuellement très grande. Juste pour 2017, quatre cours ont été déjà été donnés alors que le ratio habituel est de deux.

Concept évolutif

Le Cplc Harrisson-Bouchard affirme que du nouveau matériel qui servira aux simulations de blessures pour le bénéfice de la formation est sur le point d’être acheté. «Nous aurons bientôt quatre kits pour simuler des plaies hémorragiques d’importance», indique-t-elle. L’intégration de véhicules qui aideraient à l’enseignement des protocoles d’embarquement de blessés et le déplacement d’une journée de formation au Centre de simulation de la Base Valcartier sont des options envisagées pour renforcer l’apprentissage des troupes.

Enjeu de concentration

Prodiguer des soins d’urgence n’étant pas le métier de base des participants au cours de secourisme, le Cplc Harrison explique que la pression peut parfois être grande sur leurs épaules. «Lorsque quatre patients hurlent de douleur et que les participants doivent se concentrer, en contexte d’évaluation, il peut arriver que certains aient une ″vision tunnel″ les empêchant momentanément de bien comprendre leur environnement», relate-t-elle. Le Cplc Harrison-Bouchard explique que des techniques de respiration peuvent les aider à surmonter cet obstacle.

<< Back to home page