L’élite du renseignement recrutera à Valcartier

Larger image Des civils renseignent un spécialiste d’exploitation des sources de la FOI X, lors d’un exercice.

Par Édouard Dufour Journal Adsum

La Force opérationnelle interarmées X (FOI X) a deux mandats clairs. Le premier est de maximiser la collecte d’informations sur le terrain en facilitant les échanges harmonieux avec les sources. Le deuxième : contraindre les forces hostiles, lors d’interrogatoires serrés, à révéler des menaces invisibles risquant de mettre en péril la sécurité du public et des militaires.

Le capitaine Alain Bilodeau, officier d’information et de sélection de la FOI X, mène annuellement une campagne d’information au sein de plusieurs bases et escadres du Canada, afin de promouvoir la mission de cette unité et d’informer les militaires de son processus d’application et de sélection. Il sera de passage à la Base Valcartier le 13 mars au théâtre de l’Académie, à 14 heures et 18 heures.

«Cherchez et vous trouverez» est la devise historique témoignant de la détermination inébranlable de la FOI X, une unité basée à Kingston. Fondée il y a huit ans, l’unité tire ses origines de la période précédant la Première Guerre mondiale. Ses membres sont responsables du renseignement humain de la défense, en anglais «human intelligence» d’où l’acronyme souvent employé HUMINT. La FOI X, une unité expéditionnaire de haute disponibilité, est en mesure de fournir des renseignements de source humaine, incluant la provision de soutien à toutes les phases d’opérations expéditionnaires, au travers de tout le spectre de conflit.

Ce qu’il faut

La FOI X sélectionne, entraîne et emploie des membres des Forces armées canadiennes (FAC) pour les postes d’interrogateurs et de spécialistes d’exploitation des sources, et ce, de manière continue. Selon le Capt Bilodeau, faire partie de cette unité requiert une bonne maîtrise de l’anglais, mais également d’autres aptitudes et qualités essentielles telles qu’un «mental solide, une ouverture d’esprit à l’égard des autres cultures, de l’entregent, un grand sens des responsabilités, ainsi qu’une grande capacité d’adaptation sociale». Les candidats doivent aussi pouvoir travailler en petits groupes, pour une longue période de temps, et faire preuve de «résilience et de détermination» face à la résistance belliqueuse de certaines personnes interrogées.

Le Capt Bilodeau confirme que des paramètres légaux stricts sont sous-jacents à chacune des actions des interrogateurs. La méthode de travail de ceux-ci est régie selon les conventions politiques nationale et internationale. Les interrogateurs se doivent également de respecter la Convention de Genève et la Charte canadienne des droits et libertés.

À ne pas manquer

Bien que le grade de caporal soit minimalement nécessaire pour devenir membre de cette unité, le Capt Bilodeau précise que la prochaine rencontre à la Base Valcartier s’adresse aussi aux soldats et aux superviseurs. Un spécialiste des interrogatoires et un autre de la collecte d’informations seront présents pour répondre à toutes les questions provenant de l'assistance. «C’est une formation d’une qualité unique et une opportunité de développement de carrière!», conclut le Capt Bilodeau.

<< Back to home page