Une première au 3 R22eR

Larger image Le soldat Laurence Séguin-Mandeville vérifie avec attention l’équipement de parachutisme d’un collègue polonais, peu avant que ne débute l’exercice PÉGASE NORDIQUE.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

Laurence Séguin-Mandeville était une ambulancière civile lorsqu’elle a pris la décision de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes (FAC) en 2016. Deux ans plus tard, la jeune femme a déjà officiellement laissé sa marque dans les FAC en devenant la première femme technicienne médicale et parachutiste au sein de la compagnie A du 3eBataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR). Voici le portrait inédit d’une militaire fonceuse et positive.

C’est en étant confrontée aux images saisissantes d’une Haïti ravagée par le tristement célèbre tremblement de terre de 2010, que Laurence Séguin-Mandeville a éprouvé le besoin «d’aider les gens et de faire une différence». Quelques années plus tard, en 2016, elle a entrepris avec succès son cours de qualification militaire de base (QMB), à Saint-Jean-sur-Richelieu, puis sa formation de technicienne médicale à Borden, en Ontario.

En 2017, elle a suivi son cours de parachutiste de base à Trenton. Elle est alors passée à travers plusieurs semaines d’exercices intensifs, propres à cette formation ayant conservé la même structure rigoureuse «depuis les 50 dernières années».

«Au 3e Bataillon, je suis au bon endroit pour apprendre. Plusieurs opportunités de cours sont offertes à ceux qui sont motivés et qui ont les capacités», explique le Sdt Séguin-Mandeville. Le 3 R22eR offre en effet plusieurs formations de qualité, telles que celles de reconnaissance et de patrouilleurs-éclaireurs («pathfinders»), vouées à produire une force d’élite de l’armée.

Au cours de son cheminement de carrière, la technicienne médicale Séguin-Mandeville n’a pas reculé devant les épreuves physiques inhérentes à ces formations. «Il ne faut pas avoir honte ou peur de ne pas réussir. Il faut changer la croyance que ces épreuves sont trop difficiles!», affirme-t-elle avec positivisme, tout en précisant que les tests physiques exigent néanmoins «une bonne préparation».

Questionnée sur les aptitudes nécessaires à la pratique de son métier de technicienne médicale, le Sdt Séguin-Mandeville confirme que «le sang-froid, les techniques de travail, le jugement et la débrouillardise» sont des exigences incontournables du métier.

Égalité pour tous

En ce qui concerne la présence de la gent féminine dans l’armée, le Sdt Séguin-Mandeville est d’avis qu’«aucune discrimination négative ou positive ne devrait se tenir à l’endroit des femmes». En effet, elle croit que «les mêmes standards et critères d’excellence» devraient s’appliquer autant aux hommes qu’aux femmes. «Les gars de l’infanterie au 3 R22eR sont super gentils et accueillants avec moi. On échange des blagues et j’aime beaucoup cette ambiance de camaraderie!», relate le Sdt Séguin-Mandeville. Alors qu’elle est actuellement qualifiée au cours de MQ3, la militaire de la Base Valcartier pourrait atteindre le niveau MQ5 au cours de sa carrière. En cette année de montée en puissance, le Sdt Séguin-Mandeville pourrait aussi être déployée en théâtre opérationnel, bien que rien ne soit encore confirmé à cet effet.

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