Exercice INNOVE : pleins feux sur l’initiative et le futur

Larger image L’accroissement rapide de la puissance des technologies de communication et l’alimentation solaire de celles-ci représente une orientation certaine des experts de la Défense nationale.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

L’atelier-conférence organisé dans le cadre de l’exercice INNOVE s’est tenu devant une vingtaine de civils et de militaires, au Mess des officiers de la Base Valcartier, le 12 avril.

 

Les participants ont discuté des progrès technologiques et des idées innovatrices qui ont amélioré le quotidien des membres des Forces armées canadiennes (FAC) au cours des dernières années. Le développement rapide des technologies vertes a notamment capté l’attention de plusieurs.

Le capitaine Pierre Frenette, G6 du 35e Groupe-brigade du Canada, était l’un des invités de cette activité. «Notre brigade a un besoin particulier en tant que compagnie d’intervention dans l’Arctique. Il faut pouvoir y travailler et survivre pendant une certaine période, ce qui nécessite de l’équipement spécialisé», a-t-il précisé en introduction. Il a ensuite ajouté que la Réserve se devait aussi d’être à «la fine pointe la technologie», afin de recruter et de garder dans ses rangs son personnel.

Antenne satellitaire gonflable

@txt:«Tout est une question de poids et de volume lorsqu’on se déplace en avion vers l’Arctique», a affirmé le Capt Frenette, pour expliquer la pertinence de la technologie d’antenne satellitaire gonflable. «Quand on veut atteindre un satellite de communication se trouvant à 46 000 kilomètres d’altitude, si notre antenne n’est pas orientée de manière ultra-précise, on va manquer notre cible. En Arctique, pour éviter qu’une antenne fixée au sol soit renversée par les vents qui peuvent parfois atteindre des pointes de 130 km/h, il faut y appliquer un poids de 800 à 900 kilos», a indiqué le Capt Frenette. Le vent a «beaucoup moins d’emprise» sur une surface sphérique comme celle de l’antenne satellitaire gonflable. «Un petit compresseur gonfle le ballon contenant l’antenne. S’il y a une fuite, le compresseur va la détecter et insuffler plus d’air dans le ballon, sans qu’il ne s’affaisse», a-t-il précisé. Les FAC possèdent plusieurs équipements de ce genre. Chacun de ces ballons représente un investissement de 400 000 $ et peut être déployé partout dans le monde.

Système de positionnement mondial

«Dans l’Arctique, quand tout est blanc et difficile à voir et que la température chute à -60 degrés Celsius, c’est important de savoir en permanence où est tout le monde», a ensuite rapporté le Capt Frenette, au sujet de l’importance du système de positionnement mondiale pour simplifier et sécuriser le travail des membres de la Réserve.

Ce système permet de voir sur une tablette électronique les déplacements en temps réel sur le terrain de chaque personne. Les routes qu’empruntent les gens sont aussi indiquées en vert sur un écran. La précision quasi chirurgicale de ce système est assurée par la présence de 72 satellites en orbite autour de la Terre. Le Capt Frenette a également confirmé que cette technologie fonctionne «même au 90e parallèle, en plein cœur de l’océan Arctique». Les FAC détiennent une cinquantaine de ces systèmes de localisation avant-gardistes.

Comportements écoresponsables

Deux membres de l’Unité des opérations immobilières, chargés de favoriser l’atteinte des objectifs environnementaux du ministère de la Défense nationale, ont aussi présenté l’essentiel de leur travail. La lutte contre les pertes d’énergie inutiles, telles que «les fuites de chauffage et le gaspillage d’électricité» constituaient les grands axes de leur présentation.

Une plus grande utilisation future de «l’énergie solaire et des éoliennes» a par ailleurs été ciblée par l’expert en environnement Claude Lavoie comme piste de solution aux enjeux énergétiques et environnementaux touchant les FAC. M. Lavoie a également expliqué que les coûts de ces technologies ont diminué au cours des dernières années, tandis que leur efficacité s’est grandement accrue.

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