Le 5 GBMC dans Charlevoix : tout yeux tout oreilles

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Par Édouard Dufour, Journal Adsum

«Observer et rapporter», tout en «maintenant une présence des plus discrètes» était le mandat des membres du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) présents dans la région de Charlevoix, en soutien aux partenaires de sécurité assurant la protection des chefs d’État du G7.

 L’opération d’assistance était prévue depuis déjà près d’un an. Arrivées au cœur de la nuit dans la région de Charlevoix, quelques jours avant le début du sommet, les compagnies A et B du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR) se sont positionnées dans le bois situé à l’ouest du Manoir Richelieu. Un peloton de reconnaissance, accompagné des tireurs d’élite du bataillon, a quant à lui été mobilisé au nord de cet établissement accueillant les invités du gouvernement du Canada. «Nous devions sécuriser le bois et les autres espaces difficiles d’accès», explique le major Jean-François Legault, commandant de la compagnie A du 3 R22eR. Il ajoute que les tireurs d’élite du bataillon ont fait appel à leur capacité d’analyse, le 8 juin, lors d’un souper regroupant les dignitaires du G7 qui s’est tenu au chalet Black Bear, à proximité du Manoir Richelieu. «Les tireurs ont déterminé, jusqu’à une distance de 1000 mètres du chalet, les points critiques où une menace ennemie aurait pu se positionner», détaille le Maj Legault.

 

Tout au long du sommet, les militaires ont travaillé en étroite collaboration avec les agents de la Sûreté du Québec (SQ). Un exercice de synchronisation entre ces deux entités a d’ailleurs été réalisé. «Les fantassins ont l’habitude d’interpréter et de prévoir le développement d’une situation donnée, tandis que les policiers ne se fient qu’aux faits. Il a donc fallu une certaine période d’adaptation», souligne le Maj Legault. Les troupes ont bien observé la consigne de discrétion absolue. Le Maj Legault raconte que le premier ministre Justin Trudeau, lors de son entraînement de course matinale, est passé à quelques enjambées d’un groupe de militaires dissimulé dans les buissons, sans remarquer leur présence. Un peloton du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment, était aussi déployé, afin d’assurer la protection de l’aéroport de Saint-Irénée, où atterrissaient des appareils en provenance de la base de Bagotville qui transportaient les dignitaires du G7. «Au final, ce n’était pas une tâche difficile, mais cette expérience reflétait ce qui peut arriver en mission. Les gars ont été en mesure de maintenir leur focus», conclut le Maj Legault.

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