Un seul homme, deux actes de bravoure

Larger image En deux occasions, l’adjudant Alexandre Cyr n’a pas hésité à se porter à la défense d’autrui.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

L’adjudant Alexandre Cyr s’est vu décerner deux Mentions élogieuses du commandant de l’Armée canadienne en décembre 2017 pour le courage qu’il a démontré en deux occasions différentes. L’Adsum s’est entretenu avec lui, au camp Vimy de la Base Valcartier, où il est instructeur pour le Trimestre estival d’instruction individuelle (TEII).

 

L’Adj Cyr est sergent-major d’instruction à l’école de combat du 34e Groupe-brigade du Canada et il est membre du Royal Canadian Hussard (RCH). Il s’est enrôlé dans la Force de réserve en 1999. Bien qu’il se soit porté volontaire pour être déployé à trois reprises à l’étranger[c1] , c’est plutôt en sol canadien, le 27 octobre 2004, à Montréal, que l’Adj Alexandre Cyr a été confronté à son plus grand défi.

Occupant les fonctions de surveillant dans une école secondaire, il n’a pas hésité à se porter à la défense d’un groupe d’élèves qui étaient menacées dans la cour d’école par dix membres d’un gang de rue. «En tant que militaire canadien, il fallait que j’agisse», indique l’Adj Cyr. Celui-ci s’est donc interposé entre le meneur du groupe de malfaiteurs et les élèves. «Il fallait à ce moment-là tracer une ligne pour leur faire comprendre qu’ils n’atteindraient pas leur objectif», ajoute-t-il.

Pendant qu’il s’efforçait de maintenir au sol le chef de la bande, un autre assaillant a entrepris de le poignarder, lui infligeant de profondes lacérations à l’omoplate gauche, aux doigts et au poignet, ainsi qu’une blessure au poumon.

À son réveil à l’hôpital, des représentants de l’escouade antigang ont informé l’Adj Cyr qu’il n’aurait pas besoin de protection policière, puisqu’une vingtaine de collègues militaires de son régiment patientaient déjà dans la salle d’attente.

Ces événements ont été suivis par plusieurs mois de convalescence pour le brave réserviste, qui a également dû composer avec un syndrome de stress post-traumatique. Le militaire affirme que «le soutien des frères et des sœurs d’armes» s’est avéré important au cours de ces années de rétablissement.

Pour cet acte courageux, l’Adj Cyr a reçu une Mention élogieuse du commandant de l’Armée. L’Adj Cyr souligne l’importance des «valeurs militaires solides» telles que «le dépassement de soi, le courage et l’intégrité» que lui ont inculquées les membres du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment, pendant son cours de caporal-chef.

Sauvetage

La seconde mention élogieuse lui a été remise en reconnaissance du professionnalisme et du leadership exemplaires dont il a fait preuve en 2013 lors de la prise en charge d’un militaire gravement blessé. En pleine nuit, l’Adj Cyr a coordonné avec diligence et précision le sauvetage de son collègue qui a eu la jambe lardée de pièces métalliques provenant d’une roue de véhicule, au cours d’un exercice à la Base Valcartier. Immobilisation de la victime, application de bandages, collecte de renseignements et planification de l’extraction du blessé, sont toutes des étapes que le militaire a suivies à la lettre.

L’Adj Cyr ira à Gagetown suivre sa formation d’adjudant-maître, dès le 29 octobre. Il souhaite aussi continuer de partager son savoir dans le cadre du TEII annuel.


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