Défis et nouveautés à l’horizon pour le 5 GBMC

Larger image Le colonel Stéphane Boivin, commandant de la brigade, a répondu à plusieurs questions des membres du 5 GBMC, lors de la journée d’orientation.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

Alors que le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) entame une année cruciale de pleine disponibilité opérationnelle, son commandant, le colonel Stéphane Boivin, a convié plus de 500 officiers et sous-officiers supérieurs de la brigade à une rencontre d’orientation. Voici les faits marquants de cette activité qui s’est tenue le 29 août au Centre des sports de la Base Valcartier.

Lors du premier segment de la journée, le Col Boivin a d’abord présenté les différentes missions auxquelles participeront les militaires de la brigade dans les prochains mois. Mali, Niger, Ukraine, Lettonie et Irak sont tous des endroits où des militaires du 5 GBMC poseront leurs bottes. L’entraînement d’officiers d’état-major alliés et la protection de la force sont deux mandats spécifiques qui seront confiés sur le terrain aux membres du 5 GBMC. Les effectifs déployés pour chacune des missions varieront grandement.

Que ce soit en sol étranger ou ici au pays, le Col Boivin en appelle «à la résilience, à la combativité et au leadership» des membres de la brigade afin que ceux-ci puissent s’acquitter des mandats à venir. Il qualifie par ailleurs de complexe le défi logistique engendré par la multiplication actuelle des déploiements impliquant le 5 GBMC. Le major Martin Voyer, G3 de la brigade, a pour sa part ajouté que les lieux où se dérouleront les missions ainsi que leur taille et leur durée contribueront à leur complexification.

Le Maj Voyer a également souligné que «la majorité des opérations seront très exigeantes en ce qui concerne le leadership». En effet, des quelque 1000 militaires occupant une position égale ou supérieure à celle de sergent, plus de 600 d’entre eux seront déployés à l’étranger au cours des prochains mois.

Remise sur pied des blessés

En deuxième moitié de journée, le major Stéphane Guay, G1, a fait état d’un enjeu important pour la brigade : rendre opérationnels les militaires blessés, physiquement ou mentalement, qui répondent à certains critères médicaux précis.

Le programme Mission : Prêts est au centre de la stratégie de la chaîne de commandement du 5 GBMC afin de remédier à cette situation. Mission : Prêts a comme objectif de promouvoir une culture axée sur le rendement, la santé et la forme physique, de sorte que les soldats qui l’adoptent soient mieux préparés à leurs tâches et plus résilients.

Le conditionnement physique adapté (CPA), piloté par les entraîneurs des Programmes de soutien au personnel (PSP), est un programme qui a fait ses preuves à cet égard. De nombreux militaires blessés qui suivent assidûment ce programme de remise en forme voient leur capacité à être déployés entièrement restaurée. En plus du CPA, la chaîne de commandement mise sur l’expertise des spécialistes de la Promotion de la santé, afin d’encourager de saines habitudes alimentaires chez les militaires.

«La résilience face aux épreuves, la valorisation au travail, le tempo opérationnel, le style de leadership» sont tous des facteurs cités par le Maj Guay comme étant déterminants pour la santé mentale des militaires. Le G1 de la brigade a ensuite souligné l’importance pour les militaires de faire appel au Centre de la famille Valcartier (CFV), dont les services peuvent être utiles lorsque certaines situations comme les déploiements se présentent. Il a également rappelé l’existence de la Ligne d’information pour les familles (1 800 866-4546), un service d’information, de soutien, d’orientation, de réconfort et de gestion de crise confidentielle.

Invitée de marque

La journée d’orientation s’est conclue par une allocution du brigadier-général Jennie Carignan, commandant de la 2e Division du Canada (2 Div CA) et de la Force opérationnelle interarmées Est. Le Bgén Carignan a présenté sa vision «d’un bon soldat» en mettant notamment l’accent sur l’importance pour chaque militaire de faire preuve de professionnalisme, d’autodiscipline et de résilience dans l’exercice de ses fonctions. Le commandant a aussi fait allusion au changement de culture qui doit continuer de s’opérer dans le cadre de l’opération HONNEUR, tout en mentionnant que le respect devrait prévaloir en tout temps entre les membres des Forces armées canadiennes, et ce, indépendamment du grade de chacun.

<< Back to home page