Les membres du 5 GBMC bientôt en Ukraine

Larger image Près de 200 militaires du 5 GBMC iront en Ukraine.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

C’est lors d’une parade qui s’est tenue au cœur du bâtiment aux couleurs du 1erBataillon, Royal 22eRégiment (1 R22eR) que le déploiement imminent en Ukraine de 191 militaires a été souligné, le 4 septembre. Il n’y avait alors aucune place à l’interprétation : les militaires présents affichaient tous un regard témoignant d’une ardente détermination.

En présence du colonel Stéphane Boivin, commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, le commandant du 1 R22eR s’est adressé aux femmes et aux hommes qui seront sous peu les porte-étendards des valeurs canadiennes en Europe de l’Est. «Après un an d’entraînement de montée en puissance et spécifique à la mission, les membres de la Force opérationnelle UNIFIER sont prêts à relever le défi d’entraîner et de renforcir les forces de sécurité ukrainiennes dans le cadre d’une sixième rotation», a déclaré le lieutenant-colonel Pierre Leroux. Celui-ci s’est également réjoui de la polyvalence des troupes qui seront déployées. Il faut dire qu’elles proviennent de 29 unités différentes et que 33 corps de métier y sont représentés. «Cela démontre l’étendue du bagage d’expérience impressionnant des troupes», s’est exprimé le commandant du 1 R22eR.

L’opération UNIFIER a évolué au cours des trois dernières années. Alors que les efforts d’instruction de la majorité du personnel canadien se concentraient initialement au Centre d’entraînement au combat de Starichy, près du quart des effectifs de la Force opérationnelle œuvre désormais au sein des écoles et quartiers généraux à travers le pays, dans l’optique d’accroître rapidement les bienfaits institutionnels durables en Ukraine.

Le Lcol Leroux affirme que le but général de la mission demeure de «contribuer activement à la professionnalisation et au renforcement des forces de sécurité ukrainienne». La chaîne de commandement du 1 R22eR misera sur la communication pour atteindre les objectifs souhaités. «Nous adopterons une ligne de pensée qui facilitera des échanges interculturels sains avec nos partenaires ukrainiens. C’est en premier lieu en se montrant respectueux et connaissants de leur culture générale et militaire que nous parviendrons à leur inculquer nos propres valeurs et les meilleures pratiques, tout en demeurant ouverts à apprendre d’eux», a fait valoir le Lcol Leroux. Il a également souligné l’étroite collaboration entre les différents partenaires qui s’avérera déterminante dans l’optique d’atteindre «de grands objectifs» avec «des ressources limitées».

Alors que certains des militaires en seront à leur premier déploiement, le commandant du bataillon affirme que ceux-ci sont fin prêts à entreprendre ce défi, notamment grâce aux efforts démontrés au cours de la dernière année de montée en puissance. Il mise également sur l’entraide qu’il y aura sur le terrain entre les militaires d’expérience et les novices. «Nous compterons sur notre expertise, nos connaissances et notre conduite irréprochable. Cela nous permettra d’établir la crédibilité et le climat de confiance approprié pour produire les effets durables recherchés par les forces de sécurité ukrainienne!», conclut avec confiance le Lcol Leroux, à l’aube de cette période de déploiement qui devrait prendre fin en mars.

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