Servir son pays en Roumanie

Larger image Le Cpl Dombrowski a une occasion unique de développer ses compétences professionnelles en Roumanie.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

Le caporal Cédrik Dombrowski, initialement technicien en armement à la Base Valcartier, est déployé en Roumanie à titre de technicien d’approvisionnement au sein de la 3e Escadre de Bagotville. Il fait état des défis qui se présentent dans ce pays du sud-est de l’Europe.

L’opération REASSURANCE se déroule simultanément en Roumanie, en Lettonie et en Pologne. En portant assistance à leurs partenaires locaux, les Forces armées canadiennes (FAC) et leurs alliés entreprennent de cimenter les assises de la souveraineté de ces trois pays.

Le Cpl Dombrowski est affecté à la base militaire de Mihail Kogalniceanu avec ses collègues des FAC. Son travail consiste à effectuer, auprès de partenaires commerciaux locaux, des achats de pièces de rechange de véhicules ainsi que d’autres produits relatifs aux télécommunications, à Internet et à la téléphonie.

Le technicien en approvisionnement, qui en est à son premier déploiement à l’étranger, explique qu’il aime mettre en pratique les enseignements appris lors de sa formation «dans un environnement où les ressources et les moyens sont limités». Les stocks en magasin seraient en effet assez bas. «Nous devons nous adapter. Les fournisseurs fonctionnent principalement par système de commande et ne gardent que peu d’inventaire sur place. Il faut donc parfois attendre quelques semaines pour obtenir les ressources», explique le Cpl Dombrowski. Fait notable, il s’entretient régulièrement avec des commerçants roumains, plus âgés, qui maîtrisent le français en raison de la présence historique de la langue de Molière dans ce pays.

Les FAC ont initialement offert des ressources et des membres du personnel à l’OTAN, le 17 avril 2014. La présence canadienne en Roumanie s’inscrit dans le cadre d’une mission de défense collective en temps de paix. Les membres des FAC ont remplacé les Britanniques et cèderont eux-mêmes leur place aux Italiens en janvier. Le Cpl Dombrowski affirme que les informations recueillies par les partenaires avant l’arrivée des FAC s’avèrent très utiles, puisqu’elles permettent de créer un véritable réseau de contacts pouvant évoluer au fil du temps. Selon lui, ces données permettent également de repérer certaines entreprises jouant un rôle de façade pour les organisations illégales. «Plusieurs mesures fiscales contre la corruption sont présentement fortement publicisées», précise-t-il.

Et la Roumanie, comment c’est?

«La ville de Constanta, située près de la base où nous travaillons, et la capitale de la Roumanie, Bucarest, sont développées et avancées technologiquement», indique Cédrik Dombrowski. Il souligne cependant que «certains endroits ruraux se comparent au Québec des années 50». Il cite, à titre d’exemple, l’utilisation encore actuelle des chevaux comme mode de transport à la campagne. «On remarque aussi un large écart de richesse entre les différentes strates de population», ajoute le Cpl Dombrowski. L’agriculture est très présente en Roumanie. L’activité touristique y est également stimulée par la présence de châteaux ancestraux massifs dans les régions montagneuses de la Roumanie. L’un de ceux-ci a même inspiré Bram Stoker, créateur du célèbre comte Dracula.

Quant au climat, il alterne entre des températures chaudes le jour et des plongées considérables du mercure le soir venu, selon le Cpl Dombrowki. Au moins ses collègues et lui peuvent se réchauffer avec la voix familière de leurs proches avec qui ils peuvent communiquer par téléphone cellulaire. «Le commandant nous a tous autorisés à posséder une carte Sim. Nous pouvons donc régulièrement avoir des nouvelles de nos proches malgré la distance qui nous sépare», conclut le Cpl Dombrowski.

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