Relève de la garde : «C’est une fierté d’en faire partie» - Cpl Plante

Agrandir l'image L’uniforme des membres de la relève de la garde est une tenue régimentaire rouge écarlate et un bonnet fait de poils d’ours. Photo - Cplc Nicolas Tremblay, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Composée d’environ 100 soldats et caporaux de différentes unités de la 2e Division du Canada, la relève de la garde, plus communément connue sous le nom de Garde en rouge, est une tradition présente à la Citadelle depuis 1928. Du 24 juin (Saint-Jean-Baptiste) au 5 septembre (Fête du Travail), ses membres prennent part à une cérémonie au centre du terrain de parade à tous les jours.

La relève de la garde, qui dure en moyenne une heure, marque le changement des gardes préposés à la sécurité de la garnison. Cette cérémonie fait office d’incontournable pour les nombreux touristes qui passent par la capitale et la Citadelle de Québec durant l’été.

Le spectacle militaire que représente la relève de la garde comprend l’inspection de la troupe par les officiers et le remplacement de la garde descendante par la garde montante, le tout accompagné de la Musique du Royal 22e Régiment (R22eR) et de la mascotte du R22eR, le bouc aux cornes d’or, Batisse.

La relève de la garde n’a cependant pas lieu lors de la fête du Canada, le 1er juillet, et à l’occasion du droit de cité par le Régiment, le 3 juillet. Pour ces événements, la Garde en rouge prend respectivement part à des cérémonies spéciales sur la terrasse Dufferin et à l’Hôtel de Ville de Québec. Dame Nature et des événements ponctuels d’importance militaire peuvent aussi freiner la cérémonie journalière de la Garde en rouge. 

En plus des parades, certains gardes alternent pour pratiquer la garde double à l’avant de la Citadelle et d’autres font de la sécurité lors des spectacles pour que les touristes restent dans les zones autorisées.

Dans la peau d’un membre de la Garde

«Dès qu’on porte l’uniforme et qu’on prend part aux gardes, c’est une fierté et une expérience formidable», commente le soldat Anne-Marie Moreau, garde de la relève et réserviste chez les Voltigeurs de Québec.

Cette fierté ne vient cependant pas sans sacrifices. Pour représenter la relève de la garde, les membres sélectionnés doivent apprendre et maîtriser la chorégraphie qui combine de nombreux mouvements militaires. Le caporal Gabriel Plante, garde et membre du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR) précise qu’il faut environ un mois de préparation et de pratique avant que les gardes soient à l’aise d’exécuter la chorégraphie tous en même temps.

«Personne ne fait le spectacle si ce n’est pas parfait. Les commandants vérifient et corrigent la moindre petite lacune», ajoute-t-il.  

C’est sans parler de l’uniforme, une tenue régimentaire rouge écarlate et un bonnet fait de poils d’ours, qui se doit d’être impeccable. Chaque jour, les gardes prennent soin de laver et repasser l’uniforme et de cirer les bottes pour qu’elles brillent.

«Il faut que notre uniforme soit en parfait état et que nos mouvements soient réglés au quart de tour parce qu’il y a beaucoup d’yeux qui nous regardent», fait savoir Cpl Plante.      

Évidemment, les membres de la Garde en rouge ont un entraînement physique matinal, comme tout militaire, et il est d’autant plus important en raison des conditions auxquelles ils doivent faire face. La relève de la garde doit rester pendant plusieurs heures, immobile, sous la chaleur du soleil. 

Le Sdt Moreau a d’ailleurs expliqué au journal quelques astuces que les gardes doivent adopter pour être prêts. Elle souligne qu’il faut s’hydrater adéquatement, manger un bon repas le matin, ne pas trop serrer son chapeau autour de la tête et trouver des petits trucs personnels pour rester fort mentalement.

Finalement, les deux membres interviewés par l’Adsum s’entendent pour dire que l’esprit de camaraderie est très fort au sein de la relève de la garde.

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