Championnat national de biathlon des cadets : L’ultime étape pour 126 cadets de partout au Canada

Agrandir l'image Pour chaque cible manquée au tir à la carabine, les biathlètes devaient parcourir une boucle de pénalité de 100 mètres. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Pluie, neige et soleil, les athlètes de biathlon prenant part au Championnat national de biathlon des cadets, tenu au du 1er au 4 mars à la Base Valcartier, en ont vu de toutes les couleurs.

Devant famille et amis, pas moins de 126 cadets de l’ensemble des provinces et territoires du Canada se disputaient les grands honneurs des différentes catégories au Centre de biathlon Myriam-Bédard. Pour ces fiers compétiteurs, il s’agit du point culminant de plusieurs mois d’entraînement et de compétition. Pour avoir le droit d’emprunter les sentiers du Centre Myriam-Bédard, les athlètes âgés de 12 à 18 ans ont dû d’abord se démarquer aux niveaux régional et provincial. Seuls 20 cadets de chaque province et territoire ont mérité un laissez-passer. 

«Pour ces jeunes cadets, ce championnat est un grand accomplissement. Certains s’entraînent jusqu’à quatre ans pour y accéder», explique la chef de compétition, capitaine Érika Charron.

Avant de penser à célébrer, les biathlètes devaient se démarquer dans quatre épreuves : le relais, le sprint, le départ de masse et la patrouille. Pour le relais, les compétiteurs, en équipe de deux, devaient faire deux fois 4,5 kilomètres avec deux arrêts de tirs à la carabine. Au sprint, les biathlètes parcouraient une distance divisée en trois boucles de ski de fond avec deux arrêts au champ de tir. Selon les catégories, les distances variaient entre 4,5 km et 7,5 km.

La troisième journée, au départ de masse, tous les compétiteurs de la même catégorie partaient simultanément. Les courses allaient de 6 km à 10 km avec trois ou quatre séances de tirs. Le championnat s’est conclu avec une épreuve typique aux cadets, la patrouille. Débutant par une séance de tir, des équipes de quatre cadets devaient courser ensemble et conserver un écart maximal de 30 mètres tout le long du parcours.

Plusieurs honneurs étaient à portée de main lors du Championnat national de biathlon des cadets : le trophée Myriam Bédard (gagné par Emric Auger et Adrianna Émond du Québec), remis au cadet et à la cadette de la catégorie benjamin (17-18 ans) avec les meilleurs résultats individuels; le trophée Jean-Philippe Le Guellec (gagné par Zackary Demers et Anne Morcet du Québec), décerné au cadet et à la cadette sénior (15-16 ans) au meilleur cumulatif des épreuves individuelles; le trophée Nikkie Keddie (gagné par Ethan Algra de la Colombie-Britannique et Claire St-Croix de Terre-Neuve et Labrador), donné au meilleur cadet et cadette individuel; le trophée Bruno St-Onge (gagné par Robert Russher-Filmer de la Colombie-Britannique), qui reconnait le travail du cadet s’étant le plus distingué dans son travail d’officiel; et le trophée Biathlon Canada (gagné par l’Île-de-Prince-Édouard), remis à la province avec le meilleur esprit sportif.

L’amitié avant tout

Laurie Jacques, 12 ans, et Mia Roy, 14 ans, représentaient l’escadron 894 Charlesbourg des cadets de l’air dans l’équipe du Québec. Au-delà de la compétition, ces deux jeunes athlètes pratiquent le biathlon pour les liens d’amitié solides que le sport leur a apportés.

«On est tous des meilleurs amis. On vient ici pour performer, mais on n’arrête jamais de s’encourager les uns les autres. Entre amis, on s’est créé une phrase pour ne jamais abandonner», raconte la jeune Mia, citant «la douleur c’est dans la tête».

C’est grâce à cette devise qu’elle en est à son deuxième national en autant d’années de biathlon. Meilleure junior au Québec avec huit médailles d’or et une de bronze à son actif, Mia Roy ne visait rien d’autre que le trophée Nikkie Keddie. Elle pouvait compter sur le soutien de sa bonne amie et biathlète Laurie Jacques, qui s’est classée pour le Championnat national de biathlon des cadets à sa première année d’expérience.

Laurie et Mia sont très fières de représenter le Québec. Elles étaient partenaires au relais et à la patrouille.

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