Un Griffon à la Journée internationale de l’hélicoptère

Agrandir l'image Le caporal-chef Gagnon a présenté les subtilités de la technologie de l’hélicoptère Griffon lors de l’exposition tenue dans le cadre de la Journée internationale de l’hélicoptère.

Par Édouard Dufour, journal Adsum

Le caporal-chef Darry Gagnon, technicien en système aéronautique au sein du 430 e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH), a fait découvrir aux visiteurs du Complexe Capitale hélicoptère, le 20 août, le CH-146 (Griffon), la variante militairede l’hélicoptère civil BELL-412. 

«Le Griffon est un petit hélicoptère avec deux moteurs de 900 forces chacun, ce qui lui donne beaucoup de performance pour la grosseur de l’appareil. Il est trèspolyvalent et peut être utilisé autant lors de missions de recherche que de sauvetage», expose le Cplc Gagnon au sujet de l’appareil ayant fait son entrée au sein des Forces armées canadiennes (FAC) au début des années 90.

L’appareil permet d’exécuter des vols de nuit tactiques à basse altitude. Beaucoup d’équipements additionnels, tels une caméra thermique et un pointeur laser, peuvent être fixés à cette machine. Le Griffon possède un système de leurres pouvant être éjectés de la machine, afin de dévier les projectiles de l’ennemi en cas d’attaque.

Les mécaniciens de Valcartier sont toujours assistés de livres techniques. «On ne peut pas réparer un hélicoptère comme on le ferait avec une voiture. Il faut beaucoup d’heures d’entretien et d’inspection visuelle. La sécurité est primordiale en aéronautique», témoigne le Cplc Gagnon.   

Transmettre la passion

«C’est un métier demandant, mais vraimentplaisant. C’est gratifiant d’aider les gens et de réparer des hélicoptères pour ensuite les voir reprendre le vol», explique le Cplc Gagnon. Ce dernier cumule une expertise de 13 ans dans la pratique de son métier.

L’événement se déroulant au Complexe Capitale hélicoptère s’est avéré une occasion pour le militaire de partager sa passion avec la population, dans un contexte où «les gens n’ont parfois que la télévision pour s’informer du travail des Forces». «J’aime parler directementavec le monde et peut-être donner le goût à certains jeunes qui veulent voir du pays de trouver un métier qui leur plaira dans les Forces!», conclut le Cplc Gagnon.

Rôle d’importance  

Jacques Laplante, lieutenant-colonel à la retraite détenant 42 ans de service dans les FAC, a passé 1700 heures de vol aux commandes de l’hélicoptère Griffon. Il revient sur le rôle d’importance qu’a joué cet appareil en Afghanistan. «Il était utilisé pour assurer la protection des hélicoptères Chinook et pour du transport de personnel. Le Griffon faisait aussi de la reconnaissance grâce à sa caméra thermique très puissante», précise M. Laplante. Au final, aucun de ces appareils n’a été abattu en Afghanistan. «C’est une machine très fiable. Les techniciens de Valcartier sont entraînés à un niveau élevé de professionnalisme. Ils sont capables de maintenir l’appareil à un bon taux de disponibilité, spécialement en déploiement», stipule Jacques Laplante. 


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