Exercice CHEVALIER ROYAL : solidification d’une relation unique

Agrandir l'image Au cœur de conditions hivernales rigoureuses, l’esprit de corps des troupes était à son maximum.

Par Édouard Dufour, journal Adsum

Les liens historiques unissant le 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC) et le Royal Tank Regiment britannique se sont resserrés du 15 janvier au 2 février, lors de l’exercice hivernal CHEVALIER ROYAL qui s’est tenu dans la région de Québec.

La dernière rencontre entre ces homologues canadiens et britanniques remontait à plus de 20 ans de cela. Le partage de connaissances professionnelles a été le principal objectif de cette collaboration. Les techniques d’utilisation de véhicules blindés et les méthodes de survie en hiver étaient donc au programme. Une attention particulière a aussi été portée aux techniques de reconnaissance légère, lors de cet échange réciproque entre unités (ERU).

Au total, 23 militaires britanniques, deux Rangers canadiens et 45 membres du 12 RBC se sont dirigés en motoneige vers Baie-Saint-Paul, dans la région de Charlevoix, pour développer leur expertise hivernale. «Les alliés britanniques ont eu l’occasion de se familiariser avec les techniques de ski alpin, d’escalade et de marche en raquette», explique le capitaine Michal Purtak, membre du 12 RBC. Le groupe de militaires a aussi roulé en véhicule sur les 32 kilomètres gelés du lac Saint-Jean, tout en y pratiquant des techniques de survie.

Réalités différentes

Quelques distinctions, notamment en ce qui concerne l’équipement, peuvent être faites entre les militaires britanniques et canadiens. En raison de leur réalité géographique, les soldats britanniques n’ont pas l’habitude d’évoluer dans un climat où règne le froid. Alors qu’ils sont généralement confrontés à des températures légèrement en dessous du point de congélation, ils ont découvert la réalité canadienne lorsque le mercure est descendu à -33 degrés Celsius, pendant leur visite. Les militaires canadiens leur ont alors prêté des parkas des Forces armées canadiennes (FAC). «Ils ont sans aucun doute beaucoup apprécié la qualité de notre équipement», relate le Capt Michal Purtak. Celui-ci explique que les deux formations ont aussi échangé au sujet des tactiques de char d’assaut. Les Britanniques utilisent un Challenger 2, alors que les membres du 12 RBC se déplacent en véhicule blindé léger (VBL).

La coordination des premiers soins est une autre différence. Au sein du 12 RBC, la qualification doit être refaite aux trois ans, alors que pour les militaires britanniques, un personnel spécialement formé dans ce domaine les accompagne. Selon le Capt Purtak, les ressemblances entre les deux entités militaires sont très grandes puisque «les deux pays sont des membres en règle de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord» (OTAN), une organisation visant à garantir la liberté et la sécurité de ses membres par des moyens politiques et militaires.

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