Démonstration de nouvelles technologies militaires : le futur est à nos portes

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

L’expérience en environnement urbain contesté 2018 (EUC18), une collaboration impliquant cinq pays, s’est tenue du 10 au 21 septembre à Montréal. Lors de cette rencontre internationale, 80 membres du Royal 22e Régiment ont testé les avancées technologiques les plus prometteuses.

L’objectif de l’EUC18 est d’étudier les technologies émergentes qui pourraient améliorer l’efficacité des opérations militaires menées dans des villes complexes, tout en réduisant les risques pour les forces armées et les civils. Cette expérience s’effectue dans le cadre d’un partenariat qui rassemble la communauté scientifique de la défense de l’Australie, du Canada, des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.

L’expérience EUC18 a réuni plus de 250 participants. Ce groupe était notamment composé de chercheurs en matière de défense provenant des pays participants, ainsi que de militaires de la 2e Division du Canada (2 Div CA). «Les trois thématiques principales étaient la reconnaissance, le mouvement et la défensive», précise le major Kim Bériault, commandant de la compagnie B du 3 R22eR.

Une cinquantaine de technologies ont été présentées aux militaires. Le Maj Bériault souligne que «la veste du soldat avec réseau», une technologie portative permettant à son utilisateur de «voir en temps réel la position de ses alliés et de leur faire parvenir du texte et des photos», est l’une des percées marquantes. Il ajoute que «l’établissement d’une communication efficace» est un des enjeux cruciaux de la guerre en milieu urbain. «La densité des bâtiments nuit à la transmission des signaux de communication. Il faut alors souvent réparer le poste de transmission avancé», explique le Maj Bériault, ajoutant que pour contrer ce problème, les scientifiques envisagent d’avoir recours à des drones qui serviraient de poste de transmission.

Tout au long de l’EUC18, les militaires ont pu partager leurs observations avec les scientifiques qui travaillent sur les nouvelles technologies. Cette collaboration unique a d’ailleurs mené à des résultats tangibles. «Des chercheurs travaillaient sur l’élaboration d’un système d’optique. Ils ont pris une dizaine de pages de notes en discutant avec l’un de nos tireurs d’élite», donne à titre d’exemple le Maj Bériault.

Rencontres additionnelles

En novembre 2017, la première expérience en environnement urbain contesté a eu lieu à Adélaïde, en Australie. Deux autres expériences sont prévues en 2019, aux États-Unis, et en 2020, au Royaume-Uni. L’expérience EUC appuie la politique de défense du Canada qui vise l’atteinte de l’excellence dans l’ensemble des opérations militaires, comme l’aide humanitaire, le secours aux sinistrés, le maintien de la paix et le combat. «Tous les soldats sont contents d’avoir pu essayer les nouvelles technologies et formuler des recommandations pour qu’elles continuent de se développer dans la bonne direction. C’est certain qu’on espère que ça va se traduire par la création d’équipements que nous pourrons un jour utiliser!», conclut le Maj Bériault.

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