Compétition Ironman : le parcours d’un homme d’acier

Agrandir l'image En à peine quelques années, le Cplc Guillemin a développé son talent et sa passion pour l’accomplissement de courses Ironman.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

Les membres de l’équipe des Forces armées canadiennes (FAC) de triathlon ont pris part à l’IRONMAN 70.3 SUPERFROG, à San Diego, les 15 et 16 septembre. Parmi eux figurait le caporal-chef Benjamin Guillemin, un membre de la compagnie de service du 2e Bataillon, Royal 22eRégiment (2 R22eR), fort d’un cheminement remarquable en triathlon.

Le Cplc Guillemin a participé à son premier triathlon en 2011 alors qu’il était âgé de 40 ans. C’est au cours de cette compétition à Lac-Beauport qu’il a eu une «piqûre instantanée» pour ce sport. Le militaire comptant plus de 30 ans de service au sein des FAC a ensuite amorcé une progression fulgurante en gravissant rapidement les échelons de son sport.

Depuis les trois dernières années, il fait partie de l’équipe de triathlon longue distance haute performance des FAC. Ses résultats lui ont valu d’être sélectionné parmi une quarantaine d’athlètes militaires, afin de représenter le Canada lors de compétitions annuelles comptant à la fois des participants militaires et civils. En 2017, le Cplc Guillemin a pris part au marathon de Boston, ainsi qu’aux Ironman de Lac Placide, de Mont-Tremblant et au Championnat du monde Ironman70.3 Chattanooga, aux États-Unis. C’est lors de cette compétition qu’il a décroché une des rares places pour le Championnat mondial Ironman militaire 2018, à Hawaï.

San Diego

Benjamin Guillemin a affronté à la mi-septembre l’IRONMAN 70.3 SUPERFROG en Californie. De retour au pays, il qualifie de «plus difficile» ce défi qui s’est amorcé par 3,6 kilomètres de nage dans l’océan Pacifique et ses vagues de 2 mètres. Les compétiteurs devaient ensuite sauter sur leur vélo et rouler sur une distance de 90 km avant d’entamer un demi-marathon final. Le Cplc Guillemin précise qu’une large portion du segment de course à pied s’est déroulée sur une plage, ce qui a augmenté de facto le niveau de difficulté de cette étape. Le militaire du 2 R22eR a inscrit un chrono de 4 h 35 min lors de cette compétition comptant 1090 participants. Cette performance égalise son meilleur temps à ce jour pour cette épreuve.

Défi colossal

C’est le 13 octobre que le Cplc Guillemin sera confronté au plus grand défi de sa carrière sportive : le Championnat du monde Ironman à Hawaï. L’athlète de la Base Valcartier explique que ce quatrième Ironman en carrière sera une autre occasion d’apprentissage. Il dit actuellement se préparer à un climat chaud et venteux. Il ajoute que l’absence quasi totale d’ombre sera un défi additionnel du parcours cyclable hawaïen. «Le taux d’humidité sera très élevé. Il faudra absolument manger et boire davantage pendant la course», anticipe le Cplc Guillemin.

Entraînement spartiate

Depuis les dernières années, le Cplc Guillemin consacre généralement entre 12 et 15 heures par semaine à son entraînement. Au plus fort de sa préparation, il peut inscrire jusqu’à 22 heures au compteur. Le militaire effectue quatre entraînements par semaine de nage, de vélo et de course à pied. Il a aussi fait appel à un préparateur physique privé cette année. «L’alimentation est devenu le quatrième sport», confie-t-il. «Il faut bien s’hydrater et manger suffisamment pendant la course pour maintenir un niveau d’énergie optimal même dans les dernières minutes.»

Levé très tôt chaque matin, Benjamin Guillemin explique qu’il cumule régulièrement deux heures d’entraînement lorsque le cadran affiche 8 heures. Cette discipline de vie, combinée au «soutien constant» de la chaîne de commandement du 2 R22eR, lui permettent de maintenir un horaire journalier «relativement normal». Celui qui affirme ne jamais sauter d’entraînement admet néanmoins de légers écarts alimentaires pleinement mérités, tels qu’«un verre de vin ou deux à l’occasion!»

<< Retour à la page d'accueil