HUSSARS AGUERRIS : un défi de taille pour les réservistes

Agrandir l'image Les réservistes ont eu l’occasion de développer leur furtivité lors de l’exercice HUSSARS AGUERRIS.

Par Édouard Dufour, +adsum@forces.gc.ca

Les réservistes du Sherbrooke Hussars (Sher H) ont poursuivi à plein régime leur montée en puissance automnale par le biais de l’exercice HUSSARS AGUERRIS, dans les villes de Compton et de Cookshire-Eaton, du 26 au 28 octobre. Résilience, débrouillardise et apprentissages tactiques étaient au cœur de cet exercice unique.

HUSSARS AGUERRIS avait comme mandat premier de développer les aptitudes de patrouille des réservistes. Disposant d’une dizaine de véhicules de type G-Wagon, les participants ont assuré en patrouille des reconnaissances de zone dans une vaste carrière. La présence de monticules de gravier et une multitude d’angles d’observation à couvrir ont fourni aux membres du Sher H de nombreux défis. La mise en place et la gestion de postes d’observation, la reconnaissance d’itinéraires ainsi que la participation à une mission de tirs simulés d’artillerie étaient quelques-uns des objectifs attribués à la cinquantaine de réservistes du Sher H.

Soins d’urgence

En plus d’être confrontés à une menace chimique, biologique, radioactive et nucléaire (CBRN) simulée, les réservistes ont pris part à un scénario médical élaboré avec soin par les membres de la 52e Ambulance de campagne. Cette simulation saisissante prévoyait la prise en charge médicale d’un opérateur de tourelle atteint de plein fouet par la puissance de feu de l’ennemi. Chaque seconde comptait soudainement pour les réservistes.

«Ils se devaient d’agir vite, de sécuriser le périmètre et de procéder à la confection d’un bandage conçu spécifiquement pour recouvrir une perforation thoracique», raconte le lieutenant Jean-François Wehrung, capitaine de bataille de l’escadron A du Sher H. Ce type de bandage empêche l’air de s’introduire dans les plaies au poumon, ce qui limite les risques d’infection, et il permet le drainage des épanchements de sang hors de l’organisme du blessé.

Les réservistes ont dû s’occuper de trois cas comme celui-ci, ce qui leur a permis de mettre en pratique les techniques médicales apprises pendant leur formation de premiers soins au combat.

Test final

«Le moral des troupes est très bon, ce qui permettra fort probablement de maintenir un niveau d’assiduité élevé pour la dernière fin de semaine d’entraînement en novembre. L’escadron est maintenant prêt à passer à l’entraînement de niveau de troupe», relate le major Samuel Beaudette, commandant de l’escadron A pour l’exercice HUSSARS AGUERRIS.

À la fin novembre, les membres du Sher H se verront confrontés à l’ultime défi de leur entraînement annuel. Ils devront assurer la défense efficace d’un convoi de dignitaires, et ce, sur une superficie de plus de 200 kilomètres carrés, tout en contrecarrant les tentatives d’attaques d’une menace ennemie latente, dotée d’armes légères et de missiles antichars.

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