Course épique : mission accomplie pour le coureur Keven Martel

Agrandir l'image À son arrivée à la Base Valcartier, Kevin Martel (à droite) a reçu les félicitations chaleureuses de l’adjudant Marcel Nadeau, coordonnateur du programme Sans limites pour la région de Québec.

Par Édouard Dufour, +adsum@forces.gc.ca

Les précipitations abondantes de neige, les vents cinglants et les grands froids n’ont pas su freiner la détermination de Keven Martel. Cet ancien membre du 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC) a couru 360 kilomètres en six jours, afin d’amasser des fonds pour le programme Sans limites.

Empruntant un trajet reliant la Garnison Saint-Jean à la Base Valcartier, le défi que s’était fixé Keven Martel visait à le sortir de sa zone de confort. L’Adsum a recueilli les commentaires de ce sportif aguerri à son arrivée à la Base Valcartier, le 16 novembre. «Je suis vraiment content et fier de moi. Ce dont je suis le plus fier, c’est de l’avoir fait en respectant les délais malgré la température qui a vraiment été difficile», confie Keven Martel.

Repoussant les limites de son corps en courant chaque jour à un rythme effréné équivalent à un marathon et demi, Keven Martel a dû user de stratégie afin d’atteindre son objectif en à peine six jours. «Je ne m’attendais pas à un froid pareil. Ça a été dur pour le corps. J’ai dû réduire ma vitesse dans les trois dernières journées pour diminuer l’impact sur mes jambes, mes genoux et mes articulations», explique l’ancien militaire du 12 RBC.

«Il y avait de la neige fondante lors de la troisième journée. Cinq minutes après mon départ, mes pieds étaient complètement détrempés. À la fin de cette journée, ils étaient complètement ratatinés et ma peau pelait quasiment», relate Keven Martel. Au terme de son défi complété avec succès, les jambes de M. Martel ont enflé et il éprouvait de la difficulté à bouger ses chevilles. Il s’est récemment alloué quelques jours de repos bien mérités.

Horaire crucial

Au cours de ses journées consécutives de course, Keven Martel a suivi avec minutie un horaire strict. Se disant matinal, il commençait à courir à quatre heures du matin, bien avant l’apparition des premiers rayons du soleil. Keven courait alors sur une distance d’une soixantaine de kilomètres, jusqu’à l’heure du midi. Dès son arrivée à destination, dans l’un des établissement militaires qu’il a visités pendant son défi, il devait reprendre de l’énergie avec un repas pouvant atteindre 3000 calories.

S’en suivait alors une période importante de repos et de traitements de massothérapie prodigués par Amélie Dionne, de la clinique AD de Drummondville. «Amélie est la meilleure à Drummondville et j’ai été choyé d’avoir accès à ses services. Je n’aurais pas pu entreprendre ce défi sans cette aide», souligne Keven Martel. Celui-ci pouvait également compter sur la présence de son ami, Steve Cloutier, qui s’est occupé des aspects logistiques du défi.

Jusqu’au bout

À son arrivée au Centre des sports de la Base Valcartier, le 16 novembre, plusieurs employés des PSP et des militaires ont accueilli Keven Martel avec des applaudissements bien nourris. «Je ne m’attendais vraiment pas à ça! J’étais aussi très content de voir certains de mes anciens collègues de travail!», commente M. Martel au sujet de ce moment fort en émotions.

«Je suis content d’avoir pu contribuer à faire connaître Sans limites et à amasser des fonds pour ce programme», conclut Keven Martel. Sans limites vient en aide aux militaires souffrant de blessures physiques ou mentales.

 

À son arrivée à la Base Valcartier, Kevin Martel (à droite) a reçu les félicitations chaleureuses de l’adjudant Marcel Nadeau, coordonnateur du programme Sans limites pour la région de Québec.

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