Op REASSURANCE : un membre du Royal 22e Régiment à l’œuvre en Roumanie

Agrandir l'image Le sergent Maxime Perron doit quotidiennement valider l’identité des civils souhaitant entrer dans le périmètre de l’aéroport qu’il défend.

Par Édouard Dufour, +adsum@forces.gc.ca

Au cours de sa carrière au sein du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment, le sergent Maxime Perron a été déployé comme fantassin en Bosnie et en Afghanistan. Après avoir été muté à la 2e Escadre de Bagotville en 2017, le Sgt Perron a saisi l’opportunité d’intégrer la force de protection désignée dans le cadre de l’opération REASSURANCE, une mission de police aérienne renforcée de l’OTAN en Roumanie.

Le Sgt Perron et une vingtaine de collègues, dont plusieurs policiers militaires, forment le peloton de sécurité et de défense d’une partie de l’aéroport roumain abritant les cinq avions CF-18 et les quelque 135 membres de l’Aviation royale canadienne déployés dans le cadre de l’op REASSURANCE.

Le Sgt Perron est équipé d’une arme de service C7 et d’une veste tactique pour effectuer son travail quotidien de surveillance. Il met en place des postes d’observation et coordonne l’installation de barrières de barbelés à des points stratégiques de défense de l’aéroport, situé près de la ville de Constanta.

«Nous devons mener des patrouilles et nous assurer qu’il n’y ait pas d’intrusion dans les secteurs que l’on surveille», relate le Sgt Perron. Lors du décollage des CF-18 canadiens, l’équipe de protection de la force se doit d’agir «rapidement et efficacement». Ses membres sécurisent alors la piste de décollage empruntée par les avions de chasse chargés d’intercepter, et ce, avant qu’ils ne traversent les frontières roumaines, les appareils non identifiés qui volent trop près de celles-ci.

Simulations

Afin d’être prêt à toute éventualité, l’équipe de la force de protection a récemment pris part à des scénarios réalistes simulant l’écrasement de deux CF-18 sur le tarmac de l’aéroport. Maxime Perron explique qu’ils ont enflammé des bidons de 45 gallons de combustible afin de reproduire la chaleur et le danger de la carcasse fumante d’un avion de chasse. «Nous avons sécurisé la zone d’écrasement et établi un périmètre de 300 mètres pour tenir les gens à bonne distance des vapeurs toxiques que dégage un avion qui brûle».

En Roumanie

Le Sgt Perron mentionne que les militaires canadiens déployés en Roumanie peuvent se rendre à la ville de Constanta, lorsqu’ils ont une journée de libre, afin d’assister à une partie de l’équipe de soccer semi-professionnelle de cette région. «Certains ont aussi visité des châteaux médiévaux à Bucarest, la capitale nationale», précise-t-il.

Par ailleurs, les communications avec les membres de leur famille sont grandement facilitées grâce à la distribution de cartes SIM (cellulaire) à ceux qui en font la demande. «Les temps ont beaucoup changé depuis mon déploiement en Bosnie. Nous ne disposions alors que d’un téléphone de campagne et nous devions patienter en ligne une dizaine de minutes avant de pouvoir établir une communication!», se remémore le Sgt Maxime Perron.

L’op REASSURANCE devrait prendre fin à la mi-janvier pour les militaires canadiens.

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